Jolène Riendeau
A disparu le 12 avril 1999 Montréal, Québec, Canada
Au moment de sa disparition :
Jolène a une cicatrice au front.
Date de naissance: 8 août 1988
Taille: 1.34 m (4'5")
Poids: 36 kg (80 lbs)
Langue parlée: français, anglais
Couleur des cheveux: châtain
Couleur des yeux: ?
Couleur de la peau: blanche
Note individuelle : elle a une cicatrice au front.
Quiconque ayant des renseignements sur cette personne peut contacter les enquêteurs au dossier où toute information sera traitée avec discrétion.
Source :
Luc Belhumeur
Module des relations médias
Divisions des communications - SPVM
Tél. : (514) 280-2015
relations.medias@spvm.qc.caPhotos vieillie de Jolène
La police continue d’enquêter sur la disparition de Jolène Riendeau.
Après plus de huit ans de recherche, le dossier demeure le plus ancien, toujours actif, sur l’île de Montréal.
par Guillaume Picard
Une disparition mystérieuse comme celle de Jolène Rideau, survenue au printemps 1999, génère des semaines, voire des mois de travail intensif et un branle-bas de combat digne des meilleures séries policières.
Appelés à vérifier des centaines d’informations, les forces de l’ordre ne laissent rien au hasard, car même une piste, à première vue banale, peut permettre de résoudre un casse-tête aussi compliqué et très médiatisé.
« Dans le cas de Jolène Riendeau, nous avons ratissé le secteur de Pointe-Saint-Charles de long en large et avons fait sortir la liste des individus ayant un profil et des antécédents en matière de déviance sexuelle. Nous avons eu environ 2000 informations de la part du public et fait des vérifications jusqu’en Californie », relate Richard Dupuis, commandant responsable de la section des crimes majeurs du SPVM.
Tout son entourage y est aussi passé, de sa famille à ses amis, ainsi que le personnel de son école. Et l’hypothèse d’une fugue a été écartée. Dans son cas, il s’agirait vraisemblablement d’un enlèvement criminel.
Après plus de huit ans de recherche, le dossier de disparition de la jeune Riendeau demeure le plus ancien, toujours actif, sur l’île de Montréal.
« Nous y travaillons toujours, comme sur celui de dix autres cas, des enlèvements criminels et parentaux. Sinon, ce sont pratiquement toujours des fugues et ce sont de plus en plus souvent des jeunes filles qui s’enfuient de leur foyer ou maison », laisse savoir le commandant à la section intervention jeunesse et prévention de la région Est du SPVM, Claude Charlebois.
Chercher l'exception
Selon M. Dupuis, il faut rester confiant malgré les années qui passent.
« Il faut continuer et être toujours à l’affût des nouvelles techniques et avancées technologiques qui nous permettent d’élucider des crimes non résolus. L’exemple de l’assassinat de la comédienne Denise Morelle nous l’a prouvé récemment. Toutes les statistiques jouent contre nous dans le cas de Jolène et d’autres jeunes disparus, mais il faut continuer, il faut aller chercher l’exception. »
Avant de creuser ou d’envoyer un mini sous-marin dans le canal Lachine, comme la police l’a fait en 2005 relativement au dossier de Jolène Riendeau, « une entreprise spécialisée dans la composition des sols a été appelée en renfort, car on ne mobilise pas autant de monde et de ressources sans d’abord s’assurer que les informations sont pertinentes. Malheureusement, dans le cas du canal, nous avons fait face à près de dix pieds de sédiments qui ont compliqué les recherches », explique le commandant Dupuis.