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| Re: Typhaine 5 ans « enfant de la discorde », introuvable, le mystère reste entier. L'enquête connaît des ramifications à Saint-Omer (sur la trace des grands-parents maternels, d'une tante et du parrain de la fillette.) |
Auteur: Nounoursaris Posté le: 23/06/2009 09:00:20
Selon La Voix du Nord et 20 minutes.fr
Depuis jeudi, des recherches sont menées pour retrouver la petite Typhaine, cinq ans. Depuis que sa mère a signalé la disparition de l'enfant, les enquêteurs ont sondé la Sambre et fouillé les abords, élargissant petit à petit le périmètre. On en sait aujourd'hui un peu plus sur le contexte familial.
L'histoire du couple. - François Taton et Anne-Sophie Faucheur se sont connus à Mons-en-Baroeul, près de Lille, à l'adolescence. Tout en continuant à vivre chez leurs parents, chacun de leur côté, ils ont eu deux enfants, Caroline puis Typhaine, née le 6 avril 2004.
Le couple aurait rompu en 2005. Selon Marie-José, la grand-mère paternelle, Anne-Sophie aurait emmené Caroline et laissé Typhaine aux Taton, faute de place.
Selon d'autres sources, François ( pére biologique de Tiphaine => note sos-enfants") et sa nouvelle compagne Sabrina ont récupéré Typhaine de force chez Anne-Sophie, en juillet 2007, à Lille-Fives. Le départ de l'école. - Typhaine vivait à Faches-Thumesnil, près de Lille, depuis décembre 2008, avec son père et Sabrina, qui doivent se marier le 18 juillet.
Le 22 janvier, Anne-Sophie ( mère biologique) est venue chercher Typhaine en début d'après-midi. À la directrice qui s'inquiétait de l'avis du père, Anne-Sophie aurait donné des coordonnées téléphoniques renvoyant en fait à son nouveau compagnon, Nicolas Willot. Se faisant passer pour François, il aurait donné son accord pour laisser sortir la petite. À 16 h 30, Sabrina n'a pu que constater l'absence de Typhaine. C'est à partir de ce moment-là que les Taton disent avoir contacté un avocat, mais aussi tenté, à trois reprises, de récupérer l'enfant à Aulnoye-Aymeries où Nicolas et Anne-Sophie vivent ensemble rue de l'Hôtel-de-Ville depuis au moins deux ans.
À ce jour, Typhaine est toujours officiellement scolarisée à l'école Florian de Faches-Thumesnil. Sa mère Anne-Sophie a bien tenté de la faire inscrire à l'école maternelle Eugénie-Cotton d'Aulnoye-Aymeries. En vain puisque la directrice exigeait le certificat de radiation du précédent établissement.
Sans nouvelles de Typhaine. - Depuis le 22 janvier, seule Marie-José ( Grand mère paternelle) a gardé un contact avec ses petites-filles. « La dernière fois que j'ai eu Typhaine au téléphone, c'était le 6 avril, pour son anniversaire. » Elle affirme avoir tenté de la joindre depuis, sans succès. « Le 6 juin, Anne-Sophie m'a répondu que Typhaine était en week-end chez son parrain, à Saint-Omer. » À Aulnoye-Aymeries, les voisins du couple formé par Anne-Sophie et Nicolas disent ne pas avoir vu la fillette depuis trois semaines. « Je n'ai pas vu Typhaine depuis le 1er mai. Nous voyions les autres filles jouer dans le jardin, mais elle, jamais », commente une voisine.
À Maubeuge, les investigations se poursuivent. - Hier, les investigations se poursuivaient à Maubeuge. Pas d'équipes de plongeurs sur les lieux, ni même d'équipes cynophiles, mais des enquêteurs de la police judiciaire qui ont répertorié avec l'aide des Voies navigables de France les endroits où ils pourraient de nouveau faire appel aux plongeurs. Pour déterminer les nouvelles zones à explorer, a été prise en compte la manière dont pourrait dériver un corps dans la Sambre. Dans le même temps, des recherches sur le terrain étaient menées dans un périmètre élargi de la ville de Maubeuge.
Par ailleurs, des témoins clés des premiers jours de la disparition - ayant attesté avoir vu la petite Typhaine la journée de jeudi - devraient être réentendus par les services de police. Ces témoignages, a priori « de bonne foi », confirment celui de Caroline, la grande soeur, qui a elle aussi indiqué aux enquêteurs avoir vu Typhaine, jeudi, au moment du déjeuner.
En ville, personne ne peut désormais échapper aux portraits de la petite disparue, placardés à des endroits stratégiques. À Aulnoye-Aymeries, les enquêteurs se rendent deux fois au domicile du couple. - Déjà vendredi après-midi, la police technique et scientifique passait au peigne fin la maison où vit le couple, rue de l'Hôtel-de-Ville, en présence de Nicolas. Les voisins ont aussi été interrogés par les enquêteurs. Le couple, placé en garde à vue, a quitté libre le poste de police le soir même.
Hier, toujours dans la rue de l'Hôtel-de-Ville, pas un domicile, pas un commerce ni une voiture n'échappaient à la photo de Typhaine.
Dès 14 h 30, trois enquêteurs de la police judiciaire sont retournés au domicile du couple, accompagnés d'Anne-Sophie et Nicolas. Pendant que l'un des policiers poursuivait l'enquête de voisinage. Ils sont arrivés en début d’après-midi. Des agents de la police scientifique se sont rendus, lundi, au domicile de la mère de Typhaine. Chargés d'un gros sac poubelle, ils n'en sont sortis que vers 19h30.
«Les recherches sont très précises, nous allons chercher des traces de sang ou des cheveux dans les interstices du carrelage», avait annoncé une source policière avant de pénétrer dans les lieux, tout en précisant que la mère de la fillette de cinq ans n’était pas pour l’instant «mise en cause».
« Ils sont fatigués, ils en ont marre ! », indique, à sa sortie, l'un des enquêteurs.
Quelques minutes après, le couple sort caché sous des manteaux et court jusqu'à un véhicule de police. Jusqu'à présent, Anne-Sophie et Nicolas n'ont pas souhaité s'exprimer.
Des recherches en parallèle
Accident, enlèvement ou drame familial: s’ils ne privilégient aucune piste, les enquêteurs ont été assez troublés, ce week-end, par la révélation du climat dans lequel la fillette évoluait.
L'enquête connaît des ramifications à Saint-Omer
L'enquête autour de la disparition de Typhaine a des ramifications dans l'Audomarois. Les enquêteurs ont en effet été conduits jusqu'à Saint-Omer sur la trace des grands-parents maternels, d'une tante et du parrain de la fillette. À Saint-Martin-au-Laërt, commune qui jouxte Saint-Omer, les enquêteurs se sont rendus au domicile d'une tante maternelle de Typhaine. Cette dernière vivrait, selon ses propres termes, « depuis toute petite » dans l'Audomarois après avoir été placée au COT Anne-Frank, un foyer pour enfants de Saint-Omer. Cette tante maternelle que nous avons pu rencontrer sur le pas de sa porte hier après-midi tient farouchement à rester en dehors de cette affaire. « J'ai déjà dit tout ce que je savais aux gens de Lille qui sont venus nous voir. » On n'en saura guère plus, d'autant que cette tante, mère de plusieurs enfants, assure ne pas être « très famille » et avoir « coupé les ponts ». Pourquoi alors la maman de Typhaine l'aurait-elle prévenue le soir même de la disparition de la fillette ? Peut-être parce que le concubin de cette tante est le parrain de Typhaine. « Mais on ne se voyait quasiment jamais », explique la dame en l'absence de son concubin. Menace
Ce qu'elle semble regretter, en revanche, c'est que ses parents soient venus s'installer à Saint-Omer, près de chez elle, en février.
Pourquoi les grands-parents maternels de Typhaine sont-ils venus s'installer dans l'Audomarois, après avoir vécu une quarantaine d'années à LilleFives ?
Nous n'aurons pas de réponse à cette question, le grand-père, William, se montrant très énervé par notre visite. À 63 ans, l'homme est toujours peintre en bâtiment intérimaire. Il vit dans une petite maison avec sa femme et ses trois derniers enfants âgés de 17, 13 et 11 ans. Les enquêteurs se seraient présentés à son domicile dès le vendredi, soit le lendemain de la disparition. « Ils ont tout fouillé, sans doute parce qu'ils croyaient trouver Typhaine, mais il n'y a rien ici. Si je trouve celui qui a fait ça à ma petite-fille, je le tue. » Une menace comme pour montrer que cette affaire le tourmente. Malgré les kilomètres, la grand-mère s'est en effet rendue à Maubeuge pour placarder des photos de Typhaine en compagnie d'une autre de ses filles qui habite dans le Dunkerquois. Seul un oncle de la fillette disparue, âgé de 13 ans, qui a été entendu par la police, livre sa vision des faits : « Pour moi, c'est un enlèvement. » Par qui et pourquoi ?
Motus. Mais une chose est sûre, cette branche de la famille n'apprécie pas du tout le père naturel de Typhaine.
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